Maniema : le taux d’appropriation des pratiques familiales est au-delà de 50% selon Modeste Shabani

Les émissions radiophoniques, les spots éducatifs, les jeux publics, les débats communautaires et les Sketch, stratégie de médias pour le développement auto centré du Maniema, en sigle Medam ont beaucoup contribué pour arriver à un taux élevé de connaissances des pratiques familiales essentielles. « Le cheval de bataille est de faire en sorte que ces pratiques soient un réflexe des paysans dans leur vécu quotidien » fait savoir Modeste Shabani.

« Le taux de connaissance par les paysans des pratiques familiales dans la localité de Kituta est à plus de 90 % » affirme le coordonnateur de Médias pour le Développement Auto centré du Maniema, en sigle. Modeste Shabani s’appuyant sur les données des jeux publics récemment organisé, affirme que dans cette localité de la zone de santé de Kasongo tout comme dans bien d’autres dans la province du Maniema, la connaissance des pratiques familiales essentielles est en hausse ; en effet, sur 50 questions posées aux femmes en compétition lors des jeux publics dans cette localité, 48 ont eu des réponses correctes. « Ceci nous laisse croire que les communautés s’approprient de plus en plus des pratiques familiales essentielles grâce à plusieurs séances de sensibilisation que nous avons organisées » se vente Modeste Shabani.

Le taux d’adoption des pratiques familiales essentielles est au-delà 50 %

Modeste Shabani renseigne que pour les latrines hygiéniques, les données des enquêtes révèlent que 60 personnes sur 100 en ont ; et pour le lavage des mains soit au savon ou à la cendre, le taux est de 90 %. Allaitement exclusif le taux est au-delà de 50 %.

En rapport avec l’enregistrement des enfants à l’état civil, les paysans ont connu une avancée significative dans la localité Kionga » affirme Modest Shabani. La population a en effet pris l’habitude de commencer à dénoncer à la radio lorsqu’un préposé à l’état civil prend du temps pour enregistrer une naissance dans une localité, la population appelle à la radio pour en dénoncer.

A Lubutu au cours de nos réunions de mutualisation d’effort, quelques parents avaient témoigné qu’à travers de sensibilisation à la radio, il y a un taux élevé de fréquentation des enfants à l’école ; les comités de parents s’approprient beaucoup les activités des écoles en y participant aux activités ; il y eu donc des progrès dans ce domaine, affirme Modeste Shabani.

En ce qui concerne la vaccination de routine, nous avons constaté qu’il n’y a plus de résistance de la part des paysans comme ce fut le cas dans les années antérieures, fait savoir Modeste Shabani. Lors des journées de vaccination, il y a de plus en plus un afflux des parents qui apprêtent leurs enfants à recevoir les vaccins. Ils sont aussi nombreux les parents qui amènent leurs enfants dans des structures sanitaires pour recevoir les v vaccins, ajoute Modeste Shabani. Pour preuve, il n’y a aucun cas de résistance de polio dans la province du Maniema.

Les populations ont aussi compris que dormir sous le moustiquaire imprégnée d’insecticide leur permet non seulement de passer des nuits paisibles en se protégeant contre les piqures des moustiques, mais aussi de se mettre à l’abri de la malaria. Aujourd’hui il y a des paysans qui ne se contentent pas des distributions des moustiquaires, mais achètent eux même, poursuit le coordonnateur de Medam.

« Au départ, il a été question que les populations locales connaissent d’abord les pratiques familiales » fait savoir Modeste Shabani ; A travers les stratégies de sensibilisation que nous avions mise en place, dont les émissions radiophoniques, les spots éducatifs, les jeux publics, les débats communautaires et Sketch, les données de nos petites enquêtes révèlent que les paysans ont suffisamment des connaissances sur les pratiques familiales essentielles ; notre actuel cheval de bataille est que nous arrivions à faire approprier ces pratiques aux populations, que ces pratiques soient un réflexe dans le vécue quotidien de cette population ; « nous pensons pouvoir y arriver à travers bien d’autres stratégies de sensibilisation » pense Modeste Shabani. L’idéal étant d’arriver à notre vision « D’ici 2017, dans un environnement social favorable, les familles et les communautés des zones de santé du Maniema adoptent les pratiques familiales essentielles et promeuvent les changements individuels et collectifs nécessaires à la survie, au développement et à la protection des enfants. » conclu Modeste Shabani.

ChadrackTambwe Londe

@Chadrack Londe

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